La cathédrale
Saint Pierre

La cathédrale de Vannes est dédiée à Saint Pierre, le chef des apôtres et le premier pape, ce qui est considéré comme un gage de sa très grande ancienneté.

Toutefois, la tradition et les sources historiques citent Patern comme le premier évêque de Vannes consacré vers 465 par saint Perpétuus, métropolitain de Tours, lors du  premier concile de Vannes.

Depuis la fin du Ve siècle jusqu’à nos jours, une centaine d'évêques ont succédé à Patern mais l’histoire n’a retenu leur nom et leurs actes qu'à partir du XIe siècle. L'évêque actuel de Vannes est Monseigneur Raymond Centène, né le 20 mars 1958 à Banyuls-sur-mer. Ordonné prêtre en 1993, il a été consacré êvêque de Vannes le 16 octobre 2005.

L’appellation Cathédrale

La cathédrale est l'église de l'évêque, la première église du diocèse de laquelle dépendent toutes les autres.

Le mot cathédrale vient du grec "cathedra", "cathèdre", signifie la chaire, (ou siège), ce qui veut dire qu'elle est le lieu où siège l'évêque, le chef du diocèse.

Un centre religieux et aussi une paroisse

A partir du XIe siècle, la cathédrale Saint Pierre tout en continuant à être le centre religieux de la ville et du diocèse fut aussi transformée en paroisse pour une toute petite partie intra-muros de la ville.

A partir de 1801, la paroisse Saint-Pierre étend son territoire à la moitié de la commune de Vannes, y compris les nombreux villages ruraux alentours, le reste relevant de la paroisse Saint Patern ; elle comptait alors plus de 5000 paroissiens.

Aujourd’hui, la population paroissiale de la cathédrale est de 8000 habitants.

Outre les grandes fêtes de l’année liturgique, on y vénère plus particulièrement Saint Pierre puisqu’il est le saint patron de la paroisse. On fête aussi Notre-Dame du Mené le 8 décembre, par fidélité à une tradition mariale qui remonte au 12è siècle.

Les autres saints vénérés à la cathédrale sont :

Pavillon basilical
Plan intérieur de la cathédrale

Une cathédrale qui a connu les aléas de l'histoire

Les étapes de sa construction

Réfection de la tour romane en 2014

Ve -VIe siècle : une première église en bois

919 : elle est ravagée par un incendie suite aux invasions normandes.

Xe – XIe siècle : nouvel édifice dans un style roman.

1454 -1546:  Début d’une longue reconstruction avec agrandissement par ajouts, dans un style gothique et renaissance, de la nef, du grand portail, des transepts nord et sud, de la rotonde du saint-sacrement

Fin du XVIIIe siècle : lourds travaux sur le chœur roman datant du XIIIè pour embellissement dans un style néo-classique, et installation d’un riche mobilier : maître-autel avec anges adorateurs et autels latéraux de marbre (St Pierre et St Paul) dus au talent des frères Fossatti, célèbres sculpteurs marseillais.

Pendant la Révolution : , la cathédrale sert de Temple de la Raison en 1794, puis de magasin militaire.

Rendue au culte en 1796, elle échappe aux destructions mais, faute d'un entretien suffisant, elle connaît une succession de dégâts et de dégradations.

En 1824, la flèche du clocher roman s’effondre sous un orage, en 1829, la toiture en dôme de la Tour Renaissance est remplacée par une banale toiture conique en ardoises.

Sous le Second Empire, la façade menace ruine. Elle est réédifiée en style néo-gothique en 1867-1873.

En 1870, Monseigneur Bécel obtient pour la cathédrale le titre de "basilique" mineure, ce qui lui donne une certaine aura.

A la fin du XIXe siècle, tous les vitraux, qui avaient disparu lors des travaux d'échafaudage des voûtes au XVIIIe siècle sont refaits.

Devenue propriété de l'Etat en 1802, classée dans les Monuments Historiques en 1906, la cathédrale a connu peu de changements au XXe siècle.  

Mais, elle reste en chantier presque permanent. Elle va connaitre de lourds travaux d’entretien prochainement (2022-2025) qui nécessiteront sa fermeture complète au culte et au public pendant plusieurs mois.

Les vitraux de la cathédrale

Les vitraux de la cathédrale

Les vitraux qui décorent aujourd’hui la cathédrale sont dûs, pour la quasi-totalité d’entre eux, à l’initiative de Monseigneur Bécel, évêque de Vannes de 1866 à 1897.
Ce sont lespeintres-verriers Antoine Meuret et Frédéric Lemoine de Nantes qui ont réalisé les vitraux historiés du choeur, des chapelles et des transepts, ainsi que les vitraux décoratifs des fenêtres hautes qui donnent des effets si surprenants d’éclairage à certaines heures et selon les saisons.

Seul le vitrail de saint Pierre sur la façade est dû à un atelier du Mans et le vitrail de la chapelle des fonts baptismaux à l’atelier Lobin de Tours.

Dans la chapelle axiale deux beaux vitraux, consacrés à Vincent Ferrier, ont été ajoutés en 1885, dus à l’atelier d’Edouard Didron, peintre-verrier parisien.
Le Chanoine Buléon, curé-archiprêtre de la cathédrale de 1906 à 1934, a voulu à son tour enrichir la cathédrale de vitraux plus contemporains.
Nous lui devons les 3 vitraux des années 1927-1928 qui sont l’oeuvre du maître-verrier angevin Roger Desjardins.

 

La Rotonde du Saint-Sacrement

Sa restauration en 2009, a restitué à la cathédrale un  joyau architectural  typique de la Renaissance.

Origines de cette construction

Accolée sur la nef nord en 1537, cette chapelle ronde, de plan centré, est un monument unique en France notamment par le symbolisme du saint-sacrement qui y est exposé.

Nous la devons au goût et aux moyens financiers de Jean Daniélo, chanoine et archidiacre de Vannes, qui avait fait toute sa carrière à la cour papale de Rome, et, en était revenu enthousiasmé par les constructions de Bramante, San Gallo ou Michel Ange. Il décida donc d'ajouter à la  cathédrale une chapelle dédiée au Corps Sacré de Notre Seigneur Jésus-Christ, comme le rappelle l'inscription qui s'y trouve toujours.
Cette chapelle était couronnée d'une balustrade de pierre, d'un dôme de plomb et d'un lanternon surmonté d'une croix.

L'extérieur de la Rotonde

Vue de l'extérieur, à partir de la rue des Chanoines, elle s'intègre sans difficulté à la nef de style gothique flamboyant car elle est elle-même divisée en deux niveaux.
On y admire une alternance de niches à frontons triangulaires ou à cintre surbaissé, des pilastres à chapiteaux corinthiens, des coquilles, des volutes, des médaillons…

L'intérieur de la Rotonde

Originellement dédiée au Saint-Sacrement, cette chapelle fut affectée au culte de saint Vincent Ferrier de 1956 à mai 2018.

Mais le tombeau de Vincent Ferrier ayant été transféré dans la chapelle du transept nord, par décision de la Direction des affaires culturelles (DRAC) de Bretagne, elle est  temporairement vide et en attente d'une nouvelle affectation liturgique. Peut-être un baptistère.

Rotonde ayant retrouvé son couvrement d'origine.

Photos de la Tour Renaissance.

Cathédrale Saint-Pierre de Vannes

Ouverte tous les jours de 8h30 à 19h00 sans interruption.

Presbytère : 22 Rue des Chanoines
Tél : 02 97 47 10 88
Permanences d'accueil :
du lundi au vendredi (sauf l'été)
9h30 à 12h00 et de 14h30 à 17h30
Le samedi de 9h30 à 12h00

Diocèse de Vannes

site internet : http://www.vannes.catholique.fr

Maison du Diocèse
55 rue Monseigneur Tréhiou
CS 92241 – 56007 Vannes Cedex

Evéché : 14, rue de l’Evêché – CS 82003
56 001 VANNES Cedex

Autres paroisses de Vannes

Paroisse Saint-Patern
4 Place Sainte Catherine - 02 97 46 16 84

Paroisse Notre-Dame de Lourdes
50 rue de la Brise - 02 97 63 47 89

Paroisse Saint-Pie X
8 Rue Saint Pie X - 02 97 63 12 56

Paroisse Saint Vincent Ferrier
59 rue des Vénètes - 02 97 63 22 03

Paroisse Saint-Guen
28 rue Irène Joliot Curie - 02 97 47 24 26

Politique en matière de cookies

Ce site web utilise des cookies qui sont nécessaires à son fonctionnement et requis pour atteindre les objectifs illustrés dans la politique de confidentialité et de gestion des cookies. Nous ne faisons pas de publicité ni de tracking. En acceptant ceci OU en faisant défiler cette page OU en continuant à naviguer, vous acceptez notre politique de confidentialité.