24è dimanche du TO - B

Le premier week-end d’octobre, nous serons une quarantaine de paroissiens à participer au Congrès Mission à RENNES. Tout un week-end pour nous ressourcer, « faire Eglise autrement ». Pas en premier apprendre des techniques pour mieux annoncer le Christ mais «revenir à la source de la vie qu’est le Christ pour inventer sans cesse les moyens de servir nos frères » (citation de Jean-Paul II aux JMJ de Paris en 1997).

Depuis le mois de janvier dernier, nous lisons dimanche après dimanche, sauf pendant les temps liturgiques particuliers, l’évangile selon Saint Marc. Vous avez sans doute remarqué comment cet Evangile nous conduit peu à peu à découvrir qui est la personne du Christ. En nous faisant entrevoir quelque chose de son identité, il nous propose en même temps un chemin pour découvrir nous-mêmes qui nous sommes avec Lui.

Nous avons vu Jésus enseigner avec autorité, s’exprimer différemment des autres, guérir les malades, chasser les démons, multiplier les pains, et même calmer la tempête. A travers ces signes, l’Evangile opère une sorte de croissance étonnante dont l’aboutissement est la question, la grande question : « Mais qui est-il cet homme doué de pouvoirs extraordinaires ? ».

Imaginons la scène. Les disciples «causent » sur Jésus, certains ont des doutes, ont peur mais ne le disent pas. C’est alors que Jésus s’arrête et se tourne vers ses disciples : « et pour vous, qui suis-je ? ».

Pierre prend alors la parole. Dans un élan du cœur, il se mouille. Il ose dire au nom de ses compagnons : « Tu es le Christ ! ». Christ, c’est le mot grec. En Hébreu, on dit le Messie ! Jésus est celui que le peuple juif attend depuis des siècles, de générations en générations. Et là nous découvrons le malentendu, la méprise, la confusion que ce titre messianique peut engendrer dans l’esprit des auditeurs et des disciples. Pour eux, parler du Messie, c’est parler d’une manifestation victorieuse et puissante de Dieu. Or, Jésus, immédiatement après avoir accepté cette dénomination de «Messie », révèle qu’il ne sera pas précisément un Messie victorieux et puissant. Il leur enseigne qu’il faut qu’il souffre beaucoup, qu’il soit rejeté, tué et qu’il ressuscite. Autrement dit, à ce titre de Messie qui lui est attribué, il identifie ce que le prophète Isaïe a désigné tout à l’heure, dans la première lecture, sous les traits du serviteur.

Le Messie, à la manière du Christ, n’est pas quelqu’un qui écrase le monde, qui écrase ses adversaires. C’est quelqu’un qui entre dans un chemin de service, d’endurance, de passion et finalement d’offrande de soi. La victoire du Christ sur le monde, c’est la victoire de l’amour, ce n’est pas la victoire de la puissance.

« Pierre, le prenant à part se mit à lui faire de vifs reproches ». Nous entendons d’ici les grandes questions des disciples. « Comment voulez-vous que nous annoncions au monde un Messie, un Sauveur, qui est un homme faible, écrasé, mis à mort ? Qu’est-ce que le monde peut bien attendre d’une religion où l’amour prime sur toute volonté de puissance ? Un chemin de soumission, de renoncement, ce n’est pas ce que les hommes attendent. Les hommes attendent que l’on manifeste la puissance de Dieu à travers la puissance de la force humaine ».

Précisément, c’est ce que Jésus désigne comme la tentation : « Passe derrière-moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes ». Nous découvrons à travers cette répartie de Jésus aux propos de Pierre, que nos certitudes sont parfois à l’opposé de ce que préconise l’épitre de Jacques : « Si quelqu’un prétend avoir la foi,  et c’est le cas de Pierre qui vient de dire à Jésus « Tu es le Christ », sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ?

Alors questions :  

  • Sommes-nous prêts à dire que nous sommes chrétiens, même si cela exige de vivre certaines choses que l’on juge déraisonnables ?
  • Sommes-nous sûrs d’être de véritables disciples alors que nous continuons à vivre comme tout le monde ?

Or précisément, ce que la foi introduit dans notre vie, c’est un élément de rupture, de fracture, un élément de différence.

Ce que nous ferons au Congrès Mission ? Ce que nous faisons actuellement un peu déjà. Nous interroger sur ce que représente dans notre vie l’appartenance chrétienne ?

  • Voulons-nous vraiment prendre notre part de la Croix du Christ, c’est-à-dire que nous entrions un peu dans sa démarche de serviteur, dans l’offrande qu’il a fait de lui-même, dans l’abandon qu’il vit entre les mains du Père ?
  • Voulons-nous vraiment progresser dans cette communion au Christ, communion dans son amour pour les hommes, communion avec le désir de travailler à améliorer le monde, la société, communion à sa volonté de faire connaitre l’amour du Père en toutes choses ?
  • Voulons-nous vraiment accepter que chacune de nos vies soit donnée dans celle du Christ ? Elle est donnée dans l’amour conjugal et familial. Elle est donnée au travail, dans l’engagement pour la société ou dans le monde.

Mais encore, qu’est-ce que je fais réellement par amour de mes frères ? Jusqu’à quel point suis-je prêt à me laisser déranger pour le service des autres ? Jusqu’à quel point suis-je prêt à renoncer à quelque chose qui me plait, à quelque chose qui m’intéresse, pour permettre à d’autres d’entrer dans la richesse de l’Evangile ?

Mes amis, être chrétien, en 2021 :

  • ce n’est pas simplement être inscrit à l’Eglise ;
  • Ce n’est pas simplement, donner au Denier ou à la quête encore que vous le faites certainement avec générosité (sourire) ;
  • Ce n’est pas simplement venir à la messe le dimanche.

Certes c’est c’est tout cela,  mais c’est beaucoup plus !

Etre Chrétien en 2021, c’est croire en Jésus et le suivre dans le don de lui-même jusqu’à la Croix, avec le don de nous-mêmes à tous nos proches, parce que « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples. ». La foi sans les œuvres est une foi morte.

P. Patrice Marivin


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