pérsévérance

Homélie du 13 Novembre 2022

Homélie 33ème dimanche ordinaire C

Nous sommes au quasi terme de l’année liturgique. Dans l’Evangile, celui de Saint Luc que nous suivons tout au long de cette année, depuis le premier dimanche de l’Avent dernier, Jésus est à Jérusalem. Dans quelques heures il sera pendu au bois de la croix où il manifestera définitivement sa royauté, ce sera la fête du Christ Roi dimanche prochain.

Jésus est dans le Temple, la Maison de son Père, sa maison. Il en annonce la ruine, la ruine de Jérusalem. Il annonce aussi les persécutions des chrétiens et la fin du monde.

Le Temple de Jérusalem a été détruit en 70 après Jésus Christ, si l’on veut répondre à la question des disciples. Mais le temple dont parle Jésus, ce n’est pas le temple de pierres, mais son propre corps.

Le procès de Jésus tournera d’ailleurs autour de cette accusation de vouloir détruire le Temple de Jérusalem. Jésus parle de lui, de sa mort et de sa résurrection. Le jour de justice, le jour de la révélation et de la manifestation de Dieu, c’est le jour qui commence avec la passion et la croix et s’achève avec la résurrection. C’est un long jour, qui dure trois jours, et qui passe par la mort et débouche sur la vie. Ce jour est déjà accompli, nous n’avons plus à l’attendre, il est déjà réalisé. Si nous voulons voir le visage de Dieu, il nous faut regarder la croix et aussitôt après, entrer dans le tombeau vide du matin de Pâques.

Si nous aspirons à la justice et à la paix, elles nous sont données par la résurection du Christ qui s’approche de ses disciples confinés et qui leur dit : «  La paix soit avec vous ». Le Jour du Seigneur commence à Pâques dans la lumière de la résurrection.

Tout est accompli il y a 2000 ans. Et c’est pour cela que nous nous réunissons chaque dimanche, pour célébrer le Jour du Seigneur en rendant grâce (eucharistie) pour ce jour qu’il nous est donné de vivre.

Cependant, ce jour nouveau reste pourtant invisible certains jours à nos yeux incrédules et inquiets. Nous avons l’impression de marcher encore dans les ténèbres, la mort, les scandales à répétitions, les persécutions, les épidémies et les tremblements de terre.

Nous ne voyons pas avec clarté la victoire du Seigneur ressuscité.  Nous avons le sentiment d’être des disciples tremblants, apeurés et tétanisés par l’immense fragilité de notre humanité.

Il nous faut écouter et ré-ecouter Jésus nous dire « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous gagnerez la vie ».

Ces paroles nous bousculent et nous invitent à sortir du désespoir et à nous convertir. Ne pas nous laisser décourager par les prophètes de malheur, ni les scandales à répétition qui blessent notre Eglise ! 

Il y a toujours quelque chose à faire ! Saint Paul le dit clairement dans la deuxième lecture. Tout relève de notre responsabilité ! Il y a tant à vivre et à faire ! Il est temps de changer de discours, de changer nos cœurs, il temps de nous réconcilier avec les autres, il est temps de nous accueillir et de nous servir mutuellement.

Tout simplement de vivre l’AUJOURD’HUI de notre existence dans la charité. L’aujourd’hui de Dieu dans la bonté et l’amour.

Le Pape François, en cette journée mondiale des pauvres (nous en sommes tous) nous propose d’oser des actes qui rendent visible cet amour de Dieu. « Les pauvres ont besoin de nos mains pour se relever, de nos cœurs pour ressentir la chaleur de l’affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d’amour ». 

Rappelons-nous ce que l’apôtre Paul disait aux Romains : « La création tout entière gémit et souffre dans les douleurs de l’enfantement. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance. (Romains 8,21-25)

Ce qui a été inauguré il y a 2000 ans c’est la victoire définitive de la Vie sur la mort.

Mais nous avons encore à l’accueillir, non pas dans la frénésie en courant à droite et à gauche, mais dans la foi, dans l’espérance, dans la persévérance et dans le travail quotidien.

Notre résurrection intérieure en Christ  est une œuvre de chaque jour pour vaincre les forces de mal qui tiraillent nos existences.

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui a Dieu, ne manque de rien. Dieu seul suffit ».

N’ayons donc pas peur des évènements du monde, car la victoire du Christ nous est acquise définitement. Vivons dans l’espérance d’être un jour accueillis dans le royaume de Dieu avec les saints et tous ceux que nous avons aimés.

Pélerins humbles et pauvres nous avons à demeurer fidèles jusqu’au bout pour rendre visible par notre vie, l’amour infini de Dieu. AMEN.

P. Patrice Marivin

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