Jésus enseigne la foule
Jésus enseigne la foule - Oeuvre de James tissot

Homélie du 22 février 2022

Homélie 7ème dimanche du Temps Ordinaire (C)

Quel candidat oserait tenir un tel discours lors d’un de ses meetings ? Est-ce que le programme présenté par Jésus lui permettrait d’atteindre les 500 parrainages aujourd’hui ? Permettez-moi d’en douter…

Lorsque Jésus annonce le Royaume de Dieu, il n’est pas en campagne, il ne cherche pas à séduire son entourage pour récolter le plus d’adhérents, il n’essaye pas d’élaborer un programme consensuel qui plaise au plus grand nombre. Non, Jésus annonce en vérité et avec clarté les prescriptions du Royaume de Dieu. Malgré l’exigence apparente des paroles de Jésus qui pourrait rebuter son auditoire, si nous allons voir plus loin dans l’Évangile, nous constatons que la foule ne cesse d’augmenter autour de lui. « La foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait » dira St Luc quelque chapitres plus loin (Lc 12,1).

Alors comment Jésus réussi-t-il ce que recherche tout candidat à une élection : attirer les foules ?

Le Christ ne vient pas flatter notre ego, nous dire ce que nous avons envie d’entendre pour nous conforter dans notre petite vie tranquille. Il ne vient pas nous dire que grâce à lui nous aurons plus d’argent, plus de loisirs et un plus grand bien-être. Jésus ne s’adresse pas à cette partie de notre cœur qui nous fait nous auto-centrer ; il s’adresse à notre cœur profond, créé à l’image de Dieu. Ce cœur-là est fait pour le don, il est fait pour entrer en relation gratuitement, sans rechercher son propre intérêt. Le Christ vient nous redonner les clés pour vivre dans le dynamisme du don de soi.

La pointe de son enseignement aujourd’hui, c’est de nous encourager à extirper la violence de nos vies. « Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient ». Il n’est pas évident, dans nos relations quotidiennes (familiales, amicales, professionnelles…), de tendre l’autre joue lorsque nous sommes contrariés. Aimer ses ennemis ce n’est pas éprouver de la sympathie pour eux, mais c’est poser des actes intérieurs et extérieurs. Pour cela, nous avons besoin du Christ qui guérit nos relations.

Essayer petit à petit d’aimer comme Dieu, se risquer à tendre l’autre joue, c’est ce qui restaure en nous l’image de Dieu. C’est ce qui nous fait devenir ce que nous sommes en vérité. Alors, chaque fois que nous posons un acte d’amour, que nous nous décentrons de nous-même pour nous donner à l’autre, notre cœur se dilate un peu plus. C’est la répétition de ces petits dons qui fait que notre vie devient un grand don. « La mesure dont vous vous servez pour les autres, servira de mesure aussi pour vous », nous dit le Seigneur. Permettez-moi de laisser la parole à la petite Thérèse pour nous faire entrer dans le mystère de la récompense que nous aurons au ciel :

« Une fois je m’étonnais de ce que le Bon Dieu ne donne pas une gloire égale dans le Ciel à tous les élus, et j’avais peur que tous ne soient pas heureux ; alors Pauline me dit d’aller chercher le grand “verre à Papa” et de le mettre à côté de mon tout petit dé, puis de les remplir d’eau, ensuite elle me demanda lequel était le plus plein. Je lui dis qu’ils étaient aussi pleins l’un que l’autre et qu’il était impossible de mettre plus d’eau qu’ils n’en pouvaient contenir. Ma Mère chérie me fit alors comprendre qu’au Ciel le Bon Dieu donnerait à ses élus autant de gloire qu’ils en pourraient porter et qu’ainsi le dernier n’aurait rien à envier au premier. » (Histoire d’une âme, A, 19)

Alors chers frères et sœurs, le Seigneur nous comblera de son amour par une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante et nous serons comblé. Mais il demeure une ultime question que chacun est invité à se poser face à sa conscience : qu’est-ce que je veux présenter au Seigneur pour qu’il le remplisse, un dé à coudre ou une jarre de pierre ?

C’est sur cette Terre que nous nous préparons à recevoir ce flot d’amour divin ; n’enfouissons pas nos talents par tiédeur mais dilatons notre cœur à la mesure de la grâce de Dieu par la répétition de nos dons quotidien. Amen.

Thibault De Bruyn, diacre

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