La réconciliation d'Esau et Jacob Pardonner est un acte exclusivement humain, les animaux en sont bien incapables.

Pour pardonner il faut au moins être deux. Le pardon suppose en effet qu'il existe une relation.

Toute la vie est une succession de relations : famille, travail, quartier, société ; et tous nos actes, qu'ils soient libres, personnels, ou dictés par des règles de société produisent un effet bon ou mauvais selon l'intention que nous leur avons donnée.

Lorsque nos actes sont volontairement mauvais et dirigés contre des personnes, on les appelle des offenses.

Toute offense appelle le pardon pour que la relation altérée retrouve son harmonie.

En l'absence de pardon, la relation peut être détruite à tout jamais et les protagonistes réduits à une obsession de haine, parfois de vengeance, qui conduit lentement à la destruction de leur personnalité.

La qualité du pardon se mesure à l'intensité de la relation. C'est ainsi que nous sommes beaucoup plus affectés par l'offense d'un ami que par celle d'un inconnu. 

Si nous avons une relation d'intimité très forte avec Dieu nos fautes seront ressenties beaucoup douloureusement parce que nous savons le degré de peine qu'elles provoquent : comme Pierre, dans l'Evangile, qui pleure amèrement son infidélité à Jésus, et Marie-Madeleine qui s'entend dire par Jésus "Il lui sera beaucoup pardonné parce qu'elle a beaucoup aimé."

Le degré d'amour entraine à proportion la soif de pardon.