Homélie dimanche 7 février 2021 - 5ème dimanche du temps ordinaire - B

Réf. des lectures : Jb 7,1-4.7-8 ; Ps 146(147A),1-3, 4-5, 6-7; Co 9, 16-19. 22-23; Mc 1, 29-39

La semaine dernière, je suis allé à ste Anne d'Auray, précisément à st Joachim, la maison de retraite des prêtres âgés de diocèse, pour rendre visite à l'un de ses résidents.
Contrairement à l'époque de Jésus qui pouvait aller au chevet de la belle-mère fièvreuse de Simon, une personne à l'accueil a pris soin de vérifier que je n'avais pas de température, m'autorisant ainsi à rencontrer cet ami prêtre.
Bien sûr, je comprends ces protocoles sanitaires obligatoires, visant à nous protéger de ce satané virus.
En ce temps de pandémie, l'homme ne peut que reconnaître sa faiblesse pour combattre le plus petit de ses ennemis.

Depuis 1992, l’Église Universelle célèbre le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade qui se décline en un Dimanche de la Santé, ce dimanche , pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de santé sont des priorités évangéliques.

La lecture du livre de Job nous rejoint dans nos épreuves, face à la souffrance. L'histoire de Job est celle d'un homme reconnu pour sa droiture et sa foi en Dieu mais qui perd tout ses biens du jour au lendemain : son bétail, ses serviteurs, même ses filles et ses fils et jusqu'à sa propre santé.
L’homme est à bout, il ne perçoit plus le sens de son existence. Il est comme ceux et celles qui , aujourd'hui, en ces temps d'inquiétude face à la crainte de la maladie, de la difficulté d'étudier, du chomage, vivent le désarroi et jusqu'à la désespérance.
Mais lui Job, au cœur de sa douleur, n’a pas rompu sa relation avec Dieu. Il a voulu à tout prix continuer à entrer en dialogue avec Dieu par sa prière fervente.

Soyons comme Job, confions notre vie au Seigneur, en ce moment où chacun d'entre nous peut ressentir la peur face à ce Covid qui fait naître parfois des réflexes d'égoïsme, de repli sur soi.
Au contraire, c'est le moment de ce mettre au service des plus fragilisés par toutes sortes de bienveillance comme le fait entre autres, le monde médical et les associations caritatives.

Mais alors comment expliquer la souffrance, le malheur, ces questions qui restent toujours mystérieuses.

« Jésus n’est pas venu pour expliquer la souffrance mais l’habiter par sa présence », disait Paul Claudel.

Marc dans l'Évangile, nous dit que Jésus est d’abord l’homme de la Parole. Ce n'est qu'après être allé à la synagogue de Capharnaüm en compagnie de ses disciples pour écouter la Parole de Dieu, peut-être ce passage de la lecture du prophète Isaïe qu'il a ensuite commentée : « aujourd'hui s'accomplit cette parole », que Jésus se rend auprès de la malade, pour la saisir par la main et la lever, ''sans avoir peur d'être un cas contact'' !
Après avoir tendu la main à tous ceux qu'on lui amène pour les guérir, Jésus continue sa mission en disant :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins afin que là aussi je proclame l'Évangile car c'est pour cela que je suis sorti . »

Paul dans la deuxième lecture nous dit aussi par trois fois qu'il est là pour annoncer l’Évangile.
Il reprend ainsi à son compte la charge de Jésus dans l’Évangile de Marc.
A la suite du Christ et de Paul, cette mission est maintenant devenue la nôtre par notre baptême.

Notre pape François nous indique que dans l’Évangile, les guérisons accomplies par Jésus ne sont jamais des gestes magiques, mais toujours le fruit d’une rencontre, d’une relation dans la foi de celui qui l’accueille, comme le résume bien la parole que Jésus répète souvent : « Ta foi t’a sauvé ».

Dieu est avec nous pour affronter le mal, la souffrance, la maladie.
Mais, Dieu ne prend pas toute notre place, que l’on soit malade ou bien portant. Le sacrement des malades est là pour apporter l’Esprit Saint à celui qui souffre, pour l’aider à vivre ce qu’il vit.
Je peux en témoigner avec la grâce qu'a reçue ma Maman quelques jours avant son départ vers le Père. Ce fut un instant de plénitude, de décentrement, de paix, de confiance vécue dans la foi malgré sa souffrance.

Comme tout sacrement, il a aussi besoin de notre participation active, celle de notre foi et celle de la prière pour notre prochain.

« Jésus se leva bien avant l'aube, sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait » nous dit saint Marc dans l'Évangile .

Je voudrais reprendre deux citations de notre évêque, Monseigneur Centène sur la prière :
• Le but de la prière n'est pas de parler à Dieu pour lui dire ce dont nous pensons
avoir besoin. Il le sait !
• Il s'agit de nous mettre à son écoute pour qu'il nous dise ce dont nous avons
besoin, ce que nous devons faire.

Le psaume de ce dimanche nous invite à fêter notre Dieu et à chanter sa louange car « il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures »

Une question que nous pouvons nous poser : mais à quoi sert la louange ? À nous ... ou à Dieu ?

La 4ème préface commune du Missel romain nous donne justement cette réponse en nous invitant à prier Dieu ainsi :
«Tu n'as pas besoin de notre louange, et pourtant c'est toi qui nous inspires de te rendre grâce : nos chants n'ajoutent rien à ce que tu es, mais ils nous rapprochent de toi, par le Christ notre Seigneur »

Notre paroisse vient de proposer ce dimanche après-midi, un temps de prière de louange pour les malades et pour ceux et celles qui les accompagnent. Nous avons vécu un beau temps de fraternité.
Comme ce rendez-vous est mensuel, vous y êtes déjà tous invités pour le prochain !

Amen

François GOUTHE, diacre


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