Homélie 33ème dimanche ordinaire A ( en confinement)

                Journée mondiale des pauvres ce dimanche ! Et Mon Dieu que nous le sommes !

Ainsi, cette semaine dans la presse, on pouvait lire :

  • ce qu’il advient des libanais livrés à eux-mêmes depuis l’explosion du 4 août,
  • puis le terrorisme qui frappe mortellement en Autriche et en Arabie Saoudite,
  • puis encore le naufrage de 73 migrants dont un bébé de 6 mois,
  • ensuite les inondations aux Philippines avec 3 typhons en 3 semaines qui provoquent des morts, des milliers sans abris et de personnes déplacées.
  • La guerre qui reprend en Éthiopie avec son cortège de massacres
  • L’explosion de la pauvreté partout dans le monde à cause de la pandémie …… Le Secours catholique et la Banque alimentaire voient affluer vers eux des nouveaux demandeurs d’aide alimentaire ;
  • Et parmi nous, certains expriment leur faim du Corps du Christ, pain vivant descendu du Ciel pour sauver, réparer, « fortifier les mains défaillantes et affermir les genoux qui fléchissent » (Isaie 35, 03).

Face à toutes ces pauvretés inclassifiables nous avons envie de crier : « Quand viendras-tu Seigneur nous sauver ? »

Dans son encyclique Fratelli tutti, le pape François écrit :  « Nous avons progressé sur plusieurs plans, mais nous sommes analphabètes en ce qui concerne l’accompagnement, l’assistance et le soutien aux plus fragiles et aux plus faibles de nos sociétés développées. » § 63

Le chapitre 25 de l’Evangile de Matthieu que nous avons lu dimanche dernier, et qui comprend la parabole de l’attente « lampes allumées » des dix vierges prévoyantes et la parabole des talents que nous venons de lire, se termine par le récit du jugement dernier avec cette grave et consolante parole  où Jésus nous dit qu'au soir de nos vies, nous serons jugés, non sur des œuvres exceptionnelles, mais sur nos liens de vraie tendresse : « J'ai eu faim, soif, j'étais malade… ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait. »

Nous sommes donc tous convoqués à prendre soin de nos frères, chacun selon nos charismes, nos talents.

Trois points pour notre réflexion :

Reconnaitre et accueillir ses talents, même s’ils sont modestes. Osons chanter avec le psalmiste « je te rends grâce pour la merveille que je suis ». Certes, nos talents sont différents, mais nous avons tous du prix devant Dieu, devant lui nous sommes uniques et irremplaçables. Ce qui compte, c'est de mettre en commun nos richesses différentes mais complémentaires, sans esprit de rivalité ou de jalousie.

Faire fructifier ses dons. Dans le contexte de la crise économique et sanitaire que nous vivons, la parabole pourrait résonner comme à un appel à la performance : 100 % de rentabilité, tel serait l’éloge du maitre. De manière sournoise, nous pourrions croire que même avec Dieu, il s’agit d’être efficace et productif. Mais ce n’est pas cela que la Maître de la parabole demande à ses ouvriers. Il leur demande de s’engager quelles que soient leur capacités. Or celui qui a enfoui son talent, n’a rien produit parce qu’il a eu peur. Il a « stérilisé » sa vie, parce qu’il a douté de la bonté de Dieu en l’imaginant dur, implacable, prêt à faire des comptes, à exiger des bilans.
À l'école des grands saints, de François d'Assise à Thérèse de Lisieux, nous devons redécouvrir, quelles que soient nos misères ou nos pauvretés que le cœur véritable de notre Dieu est, non celui d'un maître dur, intraitable, mais celui d'un Père doux et humble de cœur.

Rendre grâce. Puisque Dieu nous confie, confions-nous en lui ! «Seigneur, voilà » disent les bons Serviteurs de la parabole. Entrer dans la joie de son Maitre où ce ne sont pas tant le bien et les gains qui comptent (deux ou cinq talents : « peu de choses » résume en plus le Maître) mais la relation avec le Seigneur.

En un mot, garder la veille du cœur, de la foi et de l'amour …  pour rayonner Dieu dans le quotidien ordinaire. La fructification de nos talents est vraiment une affaire de cœur, de miséricorde, de compassion à l'égard de tous les blessés de la vie auxquels le Christ a voulu s'identifier : les pauvres, les petits, les malades, ceux qui manquent de raisons de vivre et d'espérer, ceux qui, secrètement, ont faim de Dieu.

En ces temps si particuliers, ne faut-il pas surtout sentir sur nous le regard d'amour de Dieu qui ne se lasse jamais de nous ? Avec saint Jean, il nous faut croire à l'Amour qui nous a tant aimés qu'il nous a donné son Fils, non pour nous juger mais pour nous sauver.

Goûter de croire en un tel Dieu, c’est demeurer en éveil « Pour qu’il nous trouve, quand il viendra, «vigilants et remplis d’allégresse ». AMEN.

P. Patrice Marivin


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