Commémoration des fidèles défunts

  • Hier, 1er novembre, toutes les paroisses, bouleversées par le drame de jeudi à Nice, ont prié pour les trois victimes innocentes de la basilique Notre Dame de l’Assomption : Nadine Devillers, Vincent Loquès, Simone Barreto Silva.
  • Ce matin, dans tous les établissements scolaires de notre pays, les enfants, les jeunes et les éducateurs ont fait mémoire de Samuel PATY, tué, quelques jours plutôt.

Toutes ces personnes ont en commun d’avoir été victimes de la haine et de la barbarie humaine insupportable, quand on sait que les meurtriers sont des jeunes gens d’à peine plus de 20 ans !

Ces morts-là ne sont pas rien ! Elles nous questionnent et peut-être même nous révoltent, parce que les victimes étaient totalement innocentes. Elles étaient en tenue de service, l’un enseignant, l’autre sacristain, et les deux autres des « priants » du matin.

Tous laissent derrière eux des êtres aimés qui pleurent. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Seul Dieu peut essuyer les larmes qui inondent les cœurs.

Et ils sont nombreux les cœurs inondés de larmes cette année, avec les milliers de morts de la pandémie mondiale. Notre paroisse en compte quelques uns.

La mort n’est pas rien ! Et les familles qui ont eu a enterrer un proche pendant la première période du confinement en savent quelque chose !  Le départ de l’être aimé doit toujours être entouré par la famille, les amis, les voisins ….. parce qu’il nous renvoie à tout ce qui a été vécu, à ce qui a été construit, tenté, envisagé. Aux blessures de la route, à la douceur de certains matins, aux combats partagés, aux pardons donnés,  à ce qui s’est dit, en paroles ou en silence.

Le départ de l’être aimé nous renvoie aussi à notre propre destinée, au sens que nous donnons à notre vie, à la valeur que nous donnons aux êtres, aux lieux et aux choses, à nos propres questions, nos projets et nos échecs, nos lieux d’impuissance et de vérité, nos joies et nos blessures secrètes.

Le cri de Marthe, dans l’évangile, peut être le nôtre. «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort »… et d’ajouter « Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas ».

Cri et Espérance. Questions, doute et appel à la Tendresse de Dieu ! Mystère de la foi ! «Moi, je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ».

A la différence du scandale des morts injustes parce que délibérément voulues, assenées, (Samuel Paty et les trois victimes de Nice), le scandale de la fin de toute existence humaine est riche, trop riche même pour se dévoiler au premier venu, trop intense et trop rude pour se dire immédiatement. Oui ! Nous sommes aveugles devant le mystère de la mort, mais pas parce qu’il n’y a rien à dire ou rien à découvrir …. mais parce qu’il exige du temps, de la délicatesse, une patience tenace pour apprivoiser la grande richesse du mystère.

Certains de nos défunts doivent sans doute vivre ce temps d’adaptation au CIEL, comme l’œil a besoin de s’habituer pour voir le soleil. C’est le temps où nous prions pour eux. C’est le temps du purgatoire, ils ont besoin de nous !

Plus nous espérons et plus ils espèrent au CIEL ! Plus nous chantons, plus ils chanteront !

Plus nous prierons, plus nous désirons le Ciel, plus nos défunts désireront ce Ciel, participer au banquet Céleste des Noces de l’Agneau.

Mystère de la foi ! Mystère de la communion des saints ! Mystère du Corps livré et du Sang versé pour être lavés et purifiés de nos péchés et de leurs péchés !

Et dans un instant, nous allons communier.

Si le Corps du Christ reçu, nous lave et nous purifie ; Si le Corps du Christ nous comble du véritable Amour et nous donne la juste Paix ; Si communier à un même pain nous fait participer à un même corps qu’est l’Eglise que nous formons… Nous savons aussi que communier nous approche délicatement de nos fidèles défunts. Eux qui contemplent à jamais la lumière du Christ Ressuscité. «Fais-nous passer de cette table, où tu nous as reçus en pèlerins, au banquet préparé dans ta maison ».

« Il existe ici-bas, un lieu où il n’y a plus de séparation, où il y a seulement le grand amour, la grande joie, et ce lieu c’est le Pain rompu et le Saint Calice au cœur de l’Eglise et par là dans ton cœur. » C’est ainsi que s’exprimait le patriarche Athénagoras à Paul VI au cours d’une de leurs nombreuses rencontres en 1966.

Frères et sœurs, goûtons et savourons cette eucharistie !

Et entendons Thérèse de l’Enfant Jésus nous glisser à l’oreille :

« Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère,
Ma vie n’est qu’un seul jour qui passe, qui m’échappe et qui fuit,
Tu le sais, ô Mon Dieu !
Pour t’aimer sur la terre je n’ai rien qu’aujourd’hui ! 
Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle,
O Pilote Divin ! Dont la main me conduit.
Sur les flots orageux, guide en paix ma nacelle,
Rien pour aujourd’hui ».

P. Patrice Marivin


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