« Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus »

Un jour sainte Thérèse d’Avila faisait route vers Burgos pour y fonder un carmel. La route était très difficile et Thérèse était si mal qu’elle fit arrêter le chariot, mais en se levant elle tomba dans la boue et se blessa à la jambe.  Elle dit à Jésus “Seigneur, après tant d’ennuis, il faut que celui-là m’arrive en supplément !” Jésus lui dit alors “Thérèse, c’est ainsi que je traite mes amis !”. Et savez-vous ce que Thérèse osa lui répondre: “Pas étonnant que vous en ayez si peu !

Voilà un enseignement que pas un seul saint ne démentirait : la véritable amitié avec Jésus passe à travers une certaine communion à ses souffrances. Que saint Paul exprime après avoir subi lapidations et coup de fouets dans les villes qu’il a traversé : « Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6).

Ce matin, je vous propose de reprendre quelques pépites de la sagesse que Jean Paul II nous a transmise dans son encyclique « Salvifici doloris» et qui nous éclaire ce matin sur le mystère de la souffrance dont nous parle saint Paul.

En effet, quelques mois après la tentative d’assassinat dont il fut victime en 1981, le pape veut répondre à un mystère qui l’interroge personnellement : « Pourquoi faut-il que j’aie tant souffert ? »

Sa réponse est d’abord comme un regard jeté sur la Passion, se rappelant que nous sommes des pécheurs pardonnés parce que le Christ a souffert avant nous et pour nous. Il y a quelques mois  encore, ne  chantions-nous pas à chaque étape du chemin de croix: « c’est par tes souffrances, Seigneur, que nous sommes sauvés ». Ce sont les souffrances de Jésus qui nous ont sauvés.

De là le pape comprend sa souffrance comme une participation à celles du Christ qui l’ont sauvé, et livre même une invitation très audacieuse à ses fidèles : « Chacun est appelé à participer à la souffrance par laquelle la Rédemption s'est accomplie »[1].

Jean Paul II, Thérèse d’Avila, l’apôtre Paul et tant d’autres témoignent que les amis de Jésus sont appelés à participer à ses souffrances pour sauver des âmes. Sommes-nous prêts à entendre son appel, sommes-nous prêts à être son ami ?

La 1ère bonne nouvelle est pour ceux qui souffrent déjà, parce que « le Christ a élevé la souffrance humaine jusqu'à lui donner valeur de Rédemption »[2]

C’est une bonne nouvelle parce que cela signifie que tous ceux qui sont sur le lit d’hôpital ont le choix de ne pas souffrir pour rien. Grâce à la croix, la souffrance est devenue une monnaie d’échange pour gagner des âmes.

Hier matin je recevais des nouvelles d’un ami qui sortait du bloc opératoire et ne pouvait pas boire. « J’ai soif » disait-il ! Cher Gilles si tu offres ta soif au Seigneur, tu peux marchander pour le salut de ta famille, de tes amis, de tes petits-enfants. Dans ta chair tu portes de l’or parce que Dieu te rejoint et t’entend spécialement au cœur de ta souffrance.

Et la 2ème bonne nouvelle est pour les bien-portants : parce qu’ils peuvent choisir, eux aussi,  de « communier aux souffrances du Christ pour devenir dignes du Royaume de Dieu »[3]

On peut choisir de faire des petits sacrifices, comme pour donner notre piécette au salut du monde. C’est peu de chose de retarder d’une minute notre verre d’eau à table pour telle intention. Cela nous coûtera peu de faire un petit détour de 100m sur le chemin de la boulangerie, pour telle autre intention. Mais parce que nous aurons choisi de nous unir aux souffrances du Christ, nous aurons l’immense joie d’avoir correspondu à ce que Dieu attend de ses amis. “ C’est ainsi que je traite mes amis !

Jusqu’où aller me direz-vous ? La limite est assez simple, jusqu’où nous sommes capables de faire un sacrifice dans le secret de notre cœur en gardant le sourire !

Repensant encore à Paul qui portait dans son corps les marques des souffrances de Jésus, rappelons-nous enfin que selon son propre témoignage « la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire » (2co 4).

Père Antoine Le Garo

[1] Encyclique Salvifici doloris, n° 19 (JP II, 1984)

[2] Encyclique Salvifici doloris, n° 20 (JP II, 1984)

[3] Encyclique Salvifici doloris, n° 21 (JP II, 1984)


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