Ce matin, Dieu nous invite à ouvrir un cadeau !

  • Autour d'un cadeau, il y a un beau ruban doré, mais c'est seulement un ruban  !
  • Il y a du papier coloré, avec des étoiles et des boules de-noël, mais ce n'est que du papier !
  • Vient ensuite le carton d'emballage qui cache encore le cadeau !

Il en est de même pour notre fête de Noël : elle est parfois bien enfouie, bien cachée dans de multiples épaisseurs de traditions culturelles qui la préservent tantôt en surface, tantôt en profondeur !

  • Ainsi, pour certains d’entre nous : pas de NOEL sans messe, sans communion, sans visite au « petit-Jésus » de la Crèche !
  • Pour d’autres, c’est plus compliqué : l’emballage « décor de Noël » de la fête doit rester visible, mais pas trop …
  • Pour d’autres, encore, la faible lueur qui brille par intermittence en eux, au moment de Noël, témoigne d’un secret espoir qu’une lumière nouvelle vienne éclairer les ombres de leur vie ou de leur famille.
  • Enfin, pour beaucoup parmi nous, Noël est habillé des souvenirs de l’enfance …

Et puis ... il y a l’emballage de l’Histoire tel que nous l’offre l’évangile :

Un empereur romain - César Auguste – qui croit gouverner toute la terre, et qui pour en être bien sûr, ordonne un recensement de tous ses sujets !

Mais il ne sait pas, il ne peut même pas s’imaginer que parmi les milliers d’habitants qui lui appartiennent, il y aura un nouveau-né, couché dans une étable et que seuls des pauvres bergers seront capables de reconnaître comme le « messie ».

Là commence le vrai cadeau de Dieu !  Le trésor qu’il nous offre à Noël, requiert un abandon total de nos habitudes à aimer ce qui grand, puissant, riche. Dieu vient à nous sous les traits d’un nouveau-né dans le décor d’un abri de campagne : une crèche. Pas de papier décor, pas de paillettes, mais de la vraie paille.

Le monde peut être géré par des puissants, mais en vérité, le monde appartient à cet enfant-Jésus, né de la jeune fille Marie, adopté par Joseph. Nous l'avons entendu, pour les premiers chrétiens comme pour aujourd'hui : "Dieu a établi son fils héritier de toutes choses, par qui il a créé les mondes... Rayonnant de Gloire de Dieu, expression parfaite de son être... Porte de l'Univers " (He, 1, 2 - 3).

Quand on ouvre un cadeau, il y a un risque d'être déçu surtout si l’emballage est trompeur !

Mais ce matin nous ne pouvons pas être déçus, car l’emballage du cadeau que Dieu nous fait est sans fioritures, sans intermédiaires : « Dieu nous parle par son Fils » (He 1,2). Et notre face à face avec cet enfant de la crèche nous révèle qui nous sommes : des assoiffés d’amour, de pardon, des orphelins de paix, de sérénité qui espèrent entendre une voix intérieure leur dire  : "Je crois en toi, tu vivras de belles choses".

Croire, c’est accepter d’aimer et de se laisser aimer. La religion, la foi, ça peut paraître compliqué, mais en fait c’est tout simple :  « Il suffit d’aimer » ! Et que l’on soit petit ou grand, riche ou pauvre, laid ou beau… tout le monde sait ce que c’est qu’aimer. Rencontrer Jésus comme un Dieu qui aime, c’est donné à tous, et même aux pires d’entre nous. Et puisque Dieu nous aime, il est prêt à vaincre, en nous et autour de nous, toutes sortes de mal, à commencer par la peur : "Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une Bonne Nouvelle" (Lc 2, 10), et cette Bonne Nouvelle est pour tous les hommes de bonne volonté !

Marie mit au monde son fils premier-né, affirme l'Évangile.

Premier né ? Qui seront les fils et les filles cadets ? C'est vous, c'est moi, c'est nous !

Aujourd'hui, demain, en guise de MERCI pour le cadeau de ce jour, dîtes à Dieu simplement :

  • « Seigneur, je suis ton enfant, j'ai besoin de ton amour ».
  • « Seigneur, mon voisin, mon proche, mon ennemi peut-être, celui ou celle dont je me suis séparé a aussi besoin de ton amour ».

Et ajoutez en passant du JE au NOUS :

  • « Seigneur, nous sommes tes enfants, nous avons besoin de ton amour ».

Mes amis, même si vous êtes plus attirés par l'emballage et le décor des rites et des traditions de Noël,  accueillez quand même Jésus dans votre vie, comme un cadeau, comme un modèle, comme un frère et aussi comme le Sauveur !

En cette année jubilaire, demandons à l'ami Vincent Ferrier, qui vint ici il y a 600 ans, prêcher la paix, l'unité et l'amour de Dieu, demandons lui d'intercéder pour nous, au Ciel, près de Dieu. Pour que nous comprenions mieux dans notre vie ce que veut dire : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ». AMEN.

P. Patrice Marivin