Beaucoup de gens, même parmi les chrétiens, essaient souvent d'imaginer la fin du monde. On en fait des romans, on en fait des films, comme si l'important était de faire peur. Mais est-ce vraiment ainsi que Jésus voyait les choses ?

"Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas". Le cosmos n'est pas éternel, les idéologies se périment, les empires s'écroulent, les immenses constructions se délitent, les célébrités s'oublient mais les Paroles de Jésus ne seront jamais obsolètes, elles demeurent pour toujours. Et de plus, une chose est certaine, et le Christ l'a dit formellement, c'est que sa venue en gloire marquera la fin de l'Histoire ; et cette fin, il nous faut à la fois l'attendre, l'espérer et la préparer. Comme le dit notre Credo : "J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".

Jésus n'a présenté aucun scénario des derniers temps ; il se contente de les évoquer reprenant ainsi les images traditionnelles des prophètes, spécialement Daniel, qu'il cite souvent .

"Avec les nuées du ciel venait comme un fils d'homme... et il lui fut donné souveraineté, gloire et majesté et les gens de toutes nations le serviront... Sa royauté ne sera jamais détruite", lisons-nous encore dans le livre de Daniel.

Superbe prophétie qui annonce que Jésus, simple Galiléen, recevra de Dieu sa souveraineté ! Lui qui va être jugé sera le juge du monde ! Lui, le pauvre bientôt dénudé, roué de coups et mis en croix, viendra dans la Gloire de Dieu. Les temples de pierre et de marbres pourront disparaitre. Enfin s'accomplira le projet de Dieu : unir les êtres humains dans son amour et créer enfin la communion universelle.

La fin du monde ne serait donc pas un effondrement, ni un anéantissement ni une angoisse mais la réussite gracieuse de l'humanité enfin réconciliée avec son Dieu et donc libérée du racisme et de la haine, des fanatismes, de la méchanceté, de l'indifférence, de la rancune et de la mort. L'amour aura le dernier mot de l'Histoire.

La fin du monde, c'est en quelque sorte le surgissement du printemps de Dieu, du Royaume de Dieu ! C’est l’évangile qui nous le dit ! Quand on aperçoit les jeunes feuilles du figuier on sait que la sève remonte et qu’il y aura des fruits immanquablement à la fin de l'été.

La pédagogie de ce passage d’évangile est réconfortante  : au lieu de nous morfondre dans le pessimisme, la cacophonie des mensonges, au milieu des "Bonnets rouges et des Gilets jaunes" nous sommes invités à décrypter les bourgeonnements de l’avenir, dès maintenant.

Quels sont-ils ?

  • Ce sont ceux qui se mettent au service des pauvres dans les associations, chrétiennes ou autres. Ils sont les « accoucheurs » d'un monde nouveau où la dignité de chacun sera reconnue et respectée.
  • Ce sont ceux et celles qui travaillent pour la paix, pour la justice, et tous ceux et celles qui aiment envers et contre tout sans rechercher la moindre reconnaissance.

Tous les gestes de bonté disséminés dans le monde ne font pas de bruit ; on n'en parle pas beaucoup, mais ils sont les « bourgeons » qui annoncent l'été du monde et les fruits du Royaume de Dieu déjà commencé au milieu de nous.

Alors nous avons le choix entre 2 attitudes :

  • Soit manger, boire et jouir sans entrave, car demain nous mourrons, la fin du monde arrive !
  • Soit vivre avec lucidité et sagesse pour construire notre société, telle que Jésus la désire et la propose et où il fera bon vivre".

C'est une décision à prendre.

Je propose que nous soyons des VEILLEURS, pas simplement comme des gens qui épient un rodeur éventuel, mais comme des enfants qui, EVEILLES, inventent toutes sortes de façon de manifester qu'ils vivent dans la confiance.

Il ne s'agit pas d'attendre passivement et de voir quels événements vont nous tomber dessus. Mais, parce qu'on attend que Jésus arrive, c'est activement qu'il faut préparer sa venue, faire voir qu'il est proche en faisant bourgeonner nos vies.

L'espérance du monde « à-venir » est à ce prix. Dans la prison même de nos souffrances, n'oublions pas que le Fils de l'homme est derrière la porte, il arrive, il vient nous sauver ! « Nous attendons que tu viennes  », chantons-nous à chaque eucharistie.

Aussi, « en lui, par lui et avec lui », marchons dans une lucide espérance et travaillons à l'avènement de son Royaume « sur la terre comme au ciel ». AMEN.

P. Patrice Marivin


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