Ascension  du Seigneur dans la gloire

Dans quelques heures maintenant, nous allons entrer dans le Grand PARDON de Saint Vincent Ferrier et il est providentiel que cette solennité de l'ASCENSION vienne « inaugurer » et donner le ton à ces festivités.

Vous le savez, à l'époque de Saint Vincent Ferrier, il y a 600 ans, le désordre, la confusion et le trouble sont partout. La société toute entière est bouleversée et désorganisée par de grands fléaux : la peste, la guerre, le schisme.

Dans la première partie de sa vie, Vincent Ferrier a cherché à trouver des solutions humaines et des solutions politiques à toutes ces calamités. Il été le conseiller des rois, du Pape, de tout ce qui comptait à l'époque.

Après son expérience mystique de conversion à Avignon, il n'a eu de cesse d'œuvrer pour la PAIX en Occident, pour l'UNITE dans l'EGLISE et pour la CONVERSION des fidèles à l'Amour de Dieu. Mais le fond de sa prédication, de sa doctrine, ce sur quoi il revenait sans cesse, est résumé dans cette phrase que l'on voit souvent dans ses représentations : « Timete Deum » Ce qui veut dire littéralement « Craignez Dieu ». Cette expression traduit mal aujourd’hui, ce qu’est la crainte de Dieu à laquelle Saint Vincent faisait allusion en se référant à l’Ecriture sainte.

Aussi pour bien en comprendre le sens, il est nécessaire de revenir à ce passage d’Isaïe où la figure du Messie est évoquée : « Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. » (Isaïe 11,2)

Comme on le voit, la crainte du Seigneur est un don de l’Esprit Saint, tout autant que la sagesse et la force ! Ce don s’appelle aussi l’humilité.

Ainsi lorsque Saint Vincent Ferrier demandait aux foules auxquelles il s’adressait de craindre Dieu, en fait il les invitait à « reconnaitre que Dieu est la source de toute sainteté.

C’est Dieu qui, par notre intermédiaire, gouverne les peuples avec droiture, dès lors que l’on écoute son Esprit de conseil, de sagesse et d’humilité. Et alors, la stabilité des Etats et la paix entre nous, peuvent se réaliser.

Saint Vincent Ferrier a certainement prêché ici à Vannes sur le mystère de l'Ascension !

En cette fête, frères et soeurs, nous célébrons le Christ dans sa gloire. Nous accueillons ce Jésus qui est Seigneur et Christ, nous nous réjouissons de son ELEVATION au-dessus de toutes choses : « Celui qui était descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir l'univers » nous dit la lettre aux Ephésiens. Et la finale de l'Evangile de Marc annonce : « Le Seigneur Jésus... fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu ».

C'est aussi ce que nous proclamons dans le Credo chaque dimanche, avec le symbole des Apôtres ou celui de Nicée : « Il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père ».

Ce que nous fêtons aujourd'hui, c'est le Christ Ressuscité ! Par lui, avec lui et en lui, nous sommes appelés à avancer « vers Dieu avec un coeur sincère et dans la plénitude de la foi ».

L'Ascension redit autrement la victoire de PAQUES. La joie de Pâques ! Nous accueillons ce Jésus qui est Seigneur et Christ, nous nous réjouissons de son ELEVATION au-dessus de toutes choses.

On pourrait s'arrêter là, devant le Christ élevé dans la gloire. Nous pourrions rester dans la contemplation des merveilles de Dieu et cela serait bon. Mais cette fête, comporte aussi, inséparablement, trois autres invitations, sans doute un peu paradoxales ; trois invitations que Saint Vincent Ferrier n’aurait pas manqué d’énoncer aujourd'hui !

  • Savoir éprouver le manque et l’absence :
  • Savoir travailler aux œuvres de Dieu sur la terre,
  • Savoir garder confiance parce que le « meilleur est à venir » lorsqu’il n’y aura plus qu’un ciel nouveau et une terre nouvelle

1. L'invitation à éprouver le manque

Nous savons bien que le Christ est présent de multiples manières au monde, à l'Eglise et à chacun de nous. Nous savons qu'il répand son Esprit Saint. Nous savons qu'il se donne à nous en nourriture dans l'eucharistie.

Et pourtant ! Nous éprouvons souvent sa présence sous le mode absence. Nous ne pouvons le retenir à nos côtés, mettre la main sur lui, tout comme les disciples lors des premières rencontres pascales du Ressuscité. Oui, nous éprouvons à la fois DOUCEUR de ce qui nous est donné et le manque : celui qui est "enlevé au CIEL", nous le ressentons souvent comme enlevé d'auprès de nous.

Ce manque est inhérent à notre nature humaine, mais au lieu de l’éprouver comme un vide, il doit au contraire remplir notre cœur d’espérance et nous faire crier « sauve-nous, viens à notre aide »

2. L'invitation à travailler en notre terre

Deux hommes vêtus de blancs disent : "Galiléens, pourquoi restez- vous à regarder vers le ciel ?"

Nous voici, comme les Apôtres, ramenés vers le bas. Une invitation rigoureuse : « Allez travailler à ma Vigne ! Allez et de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les ….. ».

Le Seigneur est "en haut", nous sommes toujours "en bas", "ici bas". Et c'est là précisément que nous sommes invités à vivre comme chrétiens, comme disciples-missionnaires du Christ.

"Je vous exhorte donc, nous dit Saint Paul, à vous conduire d'une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix". On retrouve le « Timete Deum » de Saint Vincent !

Laissons quelques instants retentir en nous ces mots : humilité, douceur, patience, amour, unité, paix ... Oui, nous pouvons regarder vers le haut, mais pour regarder ensuite vers le bas, vers notre terre, pour y vivre selon notre vocation, selon l'Esprit de Dieu.

3. Enfin, il y a une dernière invitation en ce jour : croire que le "bas" passera un jour "en haut"

Telle est notre ESPERANCE.

La vocation de notre humanité, c'est d'être un jour « au ciel », dans le coeur de Dieu. La victoire du Christ, son élévation, annonce déjà notre victoire. En Jésus et par Jésus, notre nature humaine est déjà près de Dieu, et c'est bien là que Dieu nous appelle chacun de nous et l'humanité toute entière.

Il faut travailler à notre terre, oui, mais pas de nos seules forces ! « Sans moi vous ne pouvez rien faire dit le Seigneur  …. Je vous enverrai l’Esprit de Vérité, le Défenseur ».

C'est donc avec l'Esprit de Dieu qu’il nous faut travailler ! Nous sommes pleinement de la terre, mais cette terre aura son plein accomplissement dans le ciel, lorsque le Père, dans sa plénitude, « aura réuni l'univers entier sous un seul chef, le Christ » (Éphésiens 1,10).

Saint Vincent Ferrier n'a prêché finalement rien d'autre que cela ! Timete Deum : « Reconnaissez que Dieu est la source de toute sainteté »

Alors, approchons-nous de la Jérusalem Céleste, approchons-nous du trône de Dieu par cette voie d’abaissement que le Christ prise au cours de sa vie mortelle, avant d’entrer dans la gloire de son Père ! AMEN.

P. Patrice Marivin

               


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