A la messe de 11 h ce dimanche, la communauté paroissiale a rendu grâce pour la présence des soeurs de Kermaria, en la communauté de la Rue Foch.

Voici le propos lu par Soeur Yvonne CHATEL, vice-provinciale de la Congrégation au début de la messe. Elle se faisait la porte parole de Soeur Christiane LORCY, supérieure provinciale.

Cathédrale de Vannes – 10 mars 2019
Fermeture de la communauté de la rue Maréchal Foch

 Après des fermetures successives de communautés de Filles de Jésus à Vannes ou dans les environs, la communauté insérée sur la paroisse cathédrale va fermer à son tour.

Merci au Père Marivin qui a voulu, par cette célébration, nous manifester sa sympathie et sa reconnaissance.

Comment vivons-nous ce départ et comment vous invitons-nous à le vivre avec nous ?

Dans une attitude qui allie réalisme et espérance.

Pour le comprendre on peut évoquer la figure de l’une des 4 premières supérieures de la congrégation : A Perrigault devenue Sr Marie de St Charles. Cette femme est l’une des figures emblématiques de nos années d’origine parce qu’elle a profondément marqué spirituellement la naissance de la congrégation. C’est d’Ille et Vilaine qu’Angélique était venue frapper à porte du tout petit couvent de Bignan. Elle voulait entrer dans une congrégation pauvre et elle l’avait trouvée dans cette communauté dont la 1ère supérieure ne savait pas écrire et qui avait dû signer sa profession d’une simple croix. Elue très jeune supérieure générale, Sr Mie de St Charles a dû affronter de graves difficultés qui ont mis en péril l’existence même de la congrégation. C’est dans ce contexte, s’appuyant sans aucun doute sur son expérience personnelle, qu’elle écrivait à une sœur : « je n’ai à vous proposer que la mort spirituelle qui, vous rendant semblable à ce mystérieux grain de froment dont la chute jusqu’au tombeau a été le salut du genre humain, vous rendra vous-même féconde à engendrer en Notre Seigneur, un nouveau peuple… ».

C’est bien dans cette dynamique de la mort pour la vie que nous pouvons donner sens aux événements et aux fermetures de communautés que connait la congrégation aujourd’hui comme sans doute d’autres congrégations semblables à la nôtre.

Dès les premières versions de la Règle des Filles de Jésus, on trouve une phrase qui a marqué leur manière de se situer dans la population et qui a déterminé leur manière d’être dans leurs vies personnelles comme dans leurs œuvres : « Honorer l’Humanité sainte du Fils de Dieu ».

Honorer l’Humanité de Jésus Fils de Dieu, mais comment ?

« En prenant tous les moyens, spirituels et temporels » comme le disent nos textes fondateurs pour faire grandir les personnes en humanité à la manière de Jésus. Nous avons annoncé l’évangile par l’instruction dans les campagnes, par l’éducation religieuse et la vie paroissiale, par le soin des malades, par l’accueil des orphelins et l’action en faveur des plus délaissés de la société.

Peu à peu la société a pris le relais dans beaucoup de ces domaines et nous ne pouvons que nous en réjouir. Or les évolution de la société, comme celles de l’Eglise d’ailleurs, expliquent pour une bonne part les changements qui ont profondément influencé la vie religieuse féminine et qui ont conduit au fléchissement des vocations en France et, en conséquence, à son vieillissement. Dans notre pays l’annonce de l’évangile ne passe et ne passera plus par les mêmes activités ou les mêmes œuvres d’humanisation. Mais ce n’est pas pour cela que donner sa vie au Christ jusqu’au bout, jusque dans la mort n’a pas de sens ! Bien au contraire puisque nous dit Jésus : « il faut perdre sa vie pour la trouver ». Il faut que le grain de blé tombe en terre. Et cela est vrai pour les personnes comme pour les congrégations.

Peut-être laisserons-nous une petite semence en germination dans le fait que nous allons mettre la maison de la rue Maréchal Foch à disposition de l’accueil de réfugiés. Cet accueil est envisagé suite à une sollicitation de la communauté Sant’Egidio, dans le cadre d’un couloir humanitaire négocié avec l’Etat par divers partenaires dont les évêques de France, les religieux et religieuses de France, la fédération protestante de France et des organismes caritatifs. Peut-être en entendrez-vous parler. Votre intérêt, votre soutien, votre prière seront une participation précieuse à ce projet : une manière pour vous de prendre soin de la semence et d’en favoriser la croissance.

Dieu conduit nos vies et il conduit l’histoire par des chemins sur lesquels nous n’avons aucune prise. C’est notre conviction profonde, c’est notre espérance : tout concourt au bien de ceux que Dieu aime et qui aiment Dieu. Il donnera suite à ce qui a été semé comme il le voudra et quand il le voudra.


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